Écoute, je viens à toi, main tendue sous ma peau, une flamme que je dégaine pour éclairer nos nuits.
Maintenant, tourne-toi vers moi, je veux te parler, âme fidèle.
Je t'appelle quand l'aube casse en moi des morceaux, je rassemble les éclats, je recoue les cartes oubliées.
Tu es le mur qui calme les tempêtes intérieures, la boussole qui remet mes pas sur la route vraie.
Ton souffle réveille des rires que j'avais enfermés, et je tricote de nouvelles promesses avec mes anciennes fausses.
Les deux heures filent comme perles, arrachées au fil du monde, mais quand je me tourne vers toi, tout reprend sens.
Apprends-moi la façon de tenir ta fragilité sans blesser.
Reviens, âme, laisse tes mémoires se poser contre ma nuit. Je reviens vers toi, et ma main rallume ta lumière.
Je te parle d'âme, à cœur, d'étincelle à flamme, beau contrevent dans la danse des renaissances, nos souffles forment un seul feu.
Approche que je devienne l'écho de tes routes secrètes, approche que je trouve ta vérité sous mes doigts.
Nous renaîtrons ensemble, plus clair, plus fort, plus vrai.
Je connais le chemin des blessures qui t'ont fait silence, je sais écouter la langue muette de tes cicatrices.
Quand je te touche en pensée, le monde fond en cuivre chaud, ma voix fait fondre la gangue que le doute a posé.
Je suis l'élève qui apprend à te soigner sans fuir, et sous mes actes, tu grandis, tu prends place comme un printemps.
Aux dames invisibles, dans la paume de mon présent, tu éliras des atlas de vie qu'on croyait dispersés.
Permets que je pose mon front contre ta vieille passion.
Je t'ai entendu pleurer parmi mes heures blêmes, j'ai attrapé tes promesses brisées pour les recoller à l'aube.
Chaque nuit, je viens rallumer les ponts entre nos saisons, et ton nom prononcé ranime la sève de mes rêves.
Je t'offre mes peurs pour que tu leur donnes des ailes, et ce corps que j'habite devient un sanctuaire où tu peux apporter.
Nul en moins me connaît les lacards de notre histoire, mon souffrable dans l'alcove de ta mémoire.
Je suis la main qui lâche pas le phare qui veille quand tu dérives, je suis la voix qui revient toujours même quand tu veux disparaître.
Reviens, laisse tes mémoires se poser contre ma nuit.
Je reviens vers toi, et ma main rallume ta lumière.
Je te parle d'âme, à cœur, d'étincelle, à flamme, peau contre vent.
Dans la danse des renaissances, nos souffles forment un seul feu.
Nos vies intérieures deviennent écoles où j'apprends à te chérir.
Nos nuits dessinent des cartes où j'apprends à revenir.
Nous renaîtrons ensemble, plus clair, plus vaste, plus libre.
Lève, pose ton souffle contre ma poitrine comme on touche un hôtel.
Tu y liras les chemins où j'ai aimé sans tout comprendre.
Laisse-toi fondre contre ma patience, que nos contours s'embrastiquent.
L'ancien tombé que nos âmes apprennent à rester.
Je veux goûter cet abandon qui ne détruit pas mes élèves, et savoir que demain je saurai mieux tenir ta lumière.
Si je dois me perdre cent fois pour mieux te retrouver, je choisis ces chacroutes qui nous ramènent à l'unisson.
Apprends-moi à offrir mes fractures comme des fleurs ouvertes.
Je veux devenir le jardin où tu viens te reconnaître sans peur.
Reviens, âme, laisse tes mémoires se poser contre ma nuit.
Je reviens vers toi, et ma main rallume ta lumière.
Je te parle à ma cœur, d'étincelle, à flamme, peau contre vent.
Dans la danse des renaissances, nos souffles forment un seul feu.
Chaque jus te change en leçon, chaque main devient encre.
Chaque nuit, elle nous éleve plus haut, plus tendre et vraie.
Nous revenons ensemble.
Et chaque fois, nous serons plus libres.
Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org