Écoute, je sens encore la chaleur de tes vies sur ma peau.
Un parfum dansant, comme pluie d'été, un secret qu'on se donne.
Chaque fois que je ferme les yeux, ton nom devient caresse.
Je t'ai trouvé dans le sable d'une autre aube, tes doigts traçaient des constellations sur ma nuque.
Ton rire était une rivière où je me noyais doucement et j'apprenais à tâton la géographie de ton désir.
Tes silences me parlaient plus fort que cent oracles et j'ai promis de polir mes fautes jusqu'à en faire des perles.
Les vies passent comme des perles sur un fil d'or, mais quand nos regards se croisent, tout devient désirable.
Apprends-moi encore la manière de tenir ton cœur.
Reviens, viens. Laisse brûler nos mémoires contre la nuit. Je reviens et ton corps allume et nuit.
On sème d'âme à âme, d'éclats en éclats, peau contre peau. Dans la ronde des renaissances, nos souffles font un seul feu.
Approche que j'apprenne tes routes secrètes. Approche que je trouve ta vérité muette. Nous renaîtrons encore, plus sages, plus libres, plus vrais.
Je connais la trace de tes doigts sur des pierres anciennes. J'ai goûté la salive d'un baiser qui traverse les siècles.
Quand tu passes, le monde se fait papier brûlé. Or, ta voix allume les braises enfouies sous mes côtes.
Je suis les lèvres, tu es la main qui corrige ma peur. Et sous chaque errance, tu sculptes un chemin d'amour.
Ta peau, carte du temps, m'apprend la patience. Tes cicatrices sont des histoires que je veux lire à genoux.
Permets que je pose mes lèvres comme on prie une étoile.
Je t'ai entendu, j'ai ramassé tes promesses cassées. Je les ai cousues à la lumière, une à une, sans bruit.
Chaque nuit, je sens tes vies venir me chercher. Et ton nom réchauffe mes hivers, me rend entière.
Je t'offre mes peurs pour qu'on s'en fasse des ailes. Et mon corps, comme un temple, t'invite à l'énigme.
Sans ma paume, trace-moi de ton histoire. Sans mon souffle, grave-le contre ta mémoire.
Tes lèvres sont des promesses que le temps ne casse pas. Ton cœur est un phare que j'apprends à ne plus fuir.
Reviens, laisse brûler nos mémoires contre la nuit. Je reviens et ton corps allume et nuit.
On s'aime d'âme à âme, d'éclat en éclat, peau contre peau. Dans la ronde des renaissances, nos souffles font un seul feu.
Chaque vie est une leçon, chaque baiser un serment. Chaque nuit nous élève, plus haut, plus tendre, moins.
Nous renaîtrons encore, et à chaque fois, plus vrai.
Pose ta main ici, entre mes ombres et ma lumière. Tu éliras les vies où j'ai aimé, où j'ai fui.
Laisse ton front contre le mien, fais fondre nos frontières. Que le passé glisse et que nos âmes se retiennent.
Je veux sentir l'abandon comme on respire l'infini. Et savoir que demain, on saura mieux se tenir.
Si je dois tout perdre encore pour renaître à ta flamme, je choisirai cent fois la route qui nous ramène.
Apprends-moi à offrir mes failles comme fleurs ouvertes. Je veux être le jardin où tu viens te reconnaître.
Reviens, laisse brûler nos mémoires contre l'avenir. Je reviens et ton corps allume et nuit.
On s'aime d'âme à âme, d'éclat en éclat, peau contre peau.
Dans la ronde des renaissances, nos souffles font un seul feu.
Chaque vie est une leçon, chaque baiser un serment. Chaque nuit nous élève, plus haut, plus tendrement.
Nous renaîtrons encore, et à chaque fois, plus vrai.