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Les Ombres de la Vérité by Carlito

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Les Ombres de la Vérité by Carlito - pop music cover art

Les Ombres de la Vérité

pop

0:004:14
Lyrics
Description
Il y a des nuits où la vérité est une lame froide. On ne parle pas pour choquer, on parle pour nommer, pour ne plus être seul.
J’ai connu la main qui frappe comme on abat un rideau, le corps qui porte des bleus que le silence essaie de cacher.
Les excuses tombent en miettes et les portes se ferment à double tour, la violence physique casse des vies comme on brise du verre.
Les eaux gardent mémoire, la peau raconte des histoires qu'on n'ose pas dire.
J'ai appris de mes erreurs, mais pas sans casse ni brûlure. J'ai appris l'amour propre en raclant le fond à mains nues.
Quand tout a été pris, dignité voit venir. On se relève en jurant de ne plus jamais revenir.
Il y a les mots comme des lames, les humiliations qui rongent, les cris répétés qui tordent le sens, qui font plier la colonne.
La violence psychologique isole, isole jusqu'à ne plus se reconnaître. On doute de sa mémoire, on perd la broussole, on finit par croire que c'est de sa faute.
On sourit pour ne pas inquiéter, on apprend à disparaître vivant.
J'ai appris de mes erreurs, mais pas sans casse ni brûlure. J'ai appris l'amour propre en raclant le fond à mains nues.
Quand tout a été pris, dignité voit venir. On se relève en jurant de ne plus jamais revenir.
Il y a le viol qui vole l'intime, la nuit qui devient un champ de ruines, des corps marqués par le choc, des noms qu'on hurle et qui n'arrivent pas.
On dit parfois tais-toi, c'est un moment, c'est toi qui a provoqué. Le viol efface le consentement, il pile le nom et laisse la honte en héritage.
Ces blessures ne s'effacent pas d'un pardonne-moi, polie ni d'un regard fuyant.
J'ai appris de mes erreurs, mais pas sans casse ni brûlure. J'ai appris l'amour propre en raclant le fond à mains nues.
Quand tout a été pris, dignité voit venir. On se relève en jurant de ne plus jamais revenir.
Il y a la négligence des enfants oubliés, des vieux laissés sans soin. Ce n'est pas l'absence de colère, c'est priver de chaleur.
D'urpas, de soins, des vies qui s'éteignent, parties pas faute d'attention, d'un regard qui reste.
La négligence tue en silence, elle grignote la vie comme une pourriture lente. On parle de dossiers, de foyers qui n'ont pas vu de signalement trop tardif.
J'ai appris de mes erreurs, mais pas sans casse ni brûlure. J'ai appris l'amour propre en raclant le fond à mains nues.
Quand tout a été pris, dignité voit venir. On se relève en jurant de ne plus jamais revenir.
Il y a l'emprise économique qui verrouille le compte, coupe les clés, confisque l'autonomie.
Le chantage qui s'appelle « je te protège » et qui te rend dépendant.
On retire les moyens, on retire la liberté, on forge des chaînes invisibles mais lourdes.
Des personnes prises au piège, sans permis de fuir, sans ressources pour se construire.
Cinq formes, cinq visages, coups, paroles qui tuent, viols, abandon, privation d'autonomie.
J'ai appris de mes erreurs, mais pas sans casse ni brûlure. J'ai appris l'amour propre en raclant le fond à mains nues.
Quand tout a été pris, dignité voit venir. On se relève en jurant de ne plus jamais revenir.
Les violences se cachent dans l'intime, dans les chambres, dans les silences.
Elles touchent jeunes, vieux hommes, femmes, sans distinction seulement des vies brisées.
Des signalements, des appels aux tretenants disnoncent, des refuges qui ouvrent des portes, des plaintes qui tardent.
La réalité est là, crue, documentée, témoignages, plaintes, nuits blanches et départs forcés.
J'ai appris de mes erreurs, j'ai payé en chair et en nuits blanches. J'ai mis de l'amour propre comme pansement, comme arme blanche.
Quand tout a basculé, j'ai tenu bon, j'ai pris la route, j'ai demandé secours parce que tomber n'est pas finir, se relever est un acte d'amour.
La route est longue, les traces restent, mais on peut réparer en marchant.
Si tu reconnais ces mots, si tu portes ces marques, saches, appeler n'est pas une faiblesse.
On peut tendre la main, porter plainte, partir, soigner, recommencer.
Je chante pour les survivants, pour que la honte perde son emprise, pour que la vie reprenne.