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Les Ombres de la Vérité by Carlito

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Les Ombres de la Vérité by Carlito - Folk music cover art

Les Ombres de la Vérité

Folk

0:003:37
Lyrics
Description
Outro
Il y a des nuits où la vérité est une lame froide,
On ne parle pas pour choquer, on parle pour nommer, pour ne plus être seul.
J'ai connu la main qui frappe comme on abat un rideau,
Le corps qui porte des bleus que le silence essaye de cacher,
Les excuses tombent en miettes et les portes se ferment à double tour.
La violence physique casse des vies comme on brise du verre,
Les eaux gardent mémoire, la peau raconte des histoires qu'on n'ose pas dire.
J'ai appris de mes erreurs, mais pas sans casse ni brûlure,
J'ai appris l'amour propre en raclant le fond à mains nues.
Quand tout a été pris, dignité voit venir,
On se relève en jurant de ne plus jamais revenir.
Il y a les mots comme des lames, les humiliations qui rongent,
Les cris répétés qui tordent, le sens qui font plier la colonne.
La violence psychologique isole, isole jusqu'à ne plus se reconnaître.
On doute de sa mémoire, on perd la boussole,
On finit par croire que c'est de sa faute.
On sourit pour ne pas inquiéter, on apprend à disparaître vivant.
J'ai appris de mes erreurs, mais pas sans casse ni brûlure,
J'ai appris l'amour propre en raclant le fond à mains nues.
Quand tout a été pris, dignité voit venir,
On se relève en jurant de ne plus jamais revenir.
Il y a le viol qui vole l'intime, la nuit qui devient un champ de ruines,
Des corps marqués par le choc, des noms qu'on hurle et qui n'arrivent pas.
On te dit parfois tais-toi, c'était un moment, c'est toi qui a provoqué.
Le viol efface le consentement, il pile le nom et laisse la honte en héritage.
Ces blessures ne s'effacent pas d'un pardonne-moi poli, ni d'un regard fuyant.
J'ai appris de mes erreurs, mais pas sans casse ni brûlure,
J'ai appris l'amour propre en raclant le fond à mains nues.
Quand tout a été pris, dignité voit venir,
On se relève en jurant de ne plus jamais revenir.
Il y a la négligence, des enfants oubliés, des vieux laissés sans soin.
Ce n'est pas l'absence de colère, c'est priver de chaleur, de repas, de soin.
Des vies qui s'éteignent à petits pas, faute d'attention, d'un regard qui reste.
La négligence tue en silence, elle grignote la vie comme une pourriture lente.
On parle de dossiers, de foyers qui n'ont pas vu de signalement trop tardif.
J'ai appris de mes erreurs, mais pas sans casse ni brûlure,
J'ai appris l'amour propre en raclant le fond à mains nues.
Quand tout a été pris, dignité voit venir,
On se relève en jurant de ne plus jamais revenir.
Il y a l'emprise économique qui verrouille le compte, coupe les clés,
Confisque l'autonomie, le chantage qui s'appelle,
Je te protège et qui te rend dépendable.
On retire les moyens, on retire la liberté,
On forge des chaînes invisibles mais lourdes, des personnes prises au piège,
Sans permis de fuir, sans ressources pour se construire,
Cinq formes, cinq visages, coups, paroles qui tuent, viols, abandon, privation d'autonomie.
J'ai appris de mes erreurs, mais pas sans casse ni brûlure,
J'ai appris l'amour propre en raclant le fond à mains nues.
Quand tout a été pris, dignité voit venir,
On se relève en jurant de ne plus jamais revenir.
La route est longue, les traces restent,
Mais on peut réparer en marchant.
Si tu reconnais ses mots, si tu portes ses marques,
Sa chapelle n'est pas une faiblesse.
On peut tendre la main, porter plainte, partir, soigner, recommencer.
Je chante pour les survivants, pour que la honte perde son emprise,
Pour que la vie reprenne.